Arbre bénéfique ou maléfique

D'après l'ouvrage d'Andrée Corvol : L'arbre en Occident, Fayard.

Les arbres bénéfiques

Ce sont les arbres qui protégeaient, voire guérissaient ; ils  étaient dits "merveilleux" comme le bouleau, le frêne, le tilleul et le pommier. Chez eux, tout était bon : ils procuraient du bois et des fruits comestibles ; ils fournissaient des produits thérapeutiques, extraits du tronc, de la cime, des bourgeons et des écorces.

Le pommier a une longue histoire, associée à la femme...

Ci-contre : prescriptions phytosanitaires

Le bouleau blanc : les feuilles contre la rétention d'eau et la constipation

Le frêne : les feuilles contre la rétention d'eau, l'embonpoint, les douleurs articulaires

Le tilleul : les inflorescences contre les irritations, les dermatoses

Les arbres "inquiétants"

L'if, le noyer, l'aulne étaient jugés "sulfureux". Ils apportaient le mal, le malheur et la maladie, car, frappés par la foudre, une odeur de soufre montait de la terre.

L'if, associé à la tristesse, à la solitude, à la mort, fut installé à l'entrée des cimetières, dans les allées, à côté des chapelles et à la tête des tombes.

Le  noyer était appelé "l'arbre de Satan". Il interdisait la concurrence des autres essences ; ses racines produisaient des toxines.

L'aulne car il poussait dans les lieux (marécages) délaissés par les autres. Sa longévité impressionnait, on lui prêtait de mauvaises intentions.

 
 

Date de dernière mise à jour : 23/05/2022